Traumatisme et amour propre – The Dark Side of Lyon 2

Retombé sur cet article non publié, je le publie maintenant, non fini, car cela peut intéresser quelques personnes… Peut-être prendrais-je le temps de le compléter un jour… Qui sait !

Cet article a été rédigé en Juin 2009.

Quelle ne fut pas ma stupeur quand je me suis aperçu de cela. Lyon 2, fac « gauchiste » par excellence, n’est pas si gauchiste que ça : au détour d’un échange, on me dit qu’on n’inviterait pas, à un certain événement, un enseignant de Lyon 2.

Pourquoi ? Parce qu’un certain Faurisson y a enseigné.

« Quoi, mais c’est qui celui-là, c’est quoi le problème ? »

Après quelques recherches : Fabrisson, Robert de son prénom, est un universitaire né en 1929, ouvertement négationiste.

Seul article disponible sur lui, après recherche sur internet, et Universalis : wikipedia. Malgré toute la confiance que je peux lui attribuer, quand je vois écrit « négationniste » et « enseignant à Lyon 2″ côte-à-côte, je tique. Alors, je me dis, c’était dans les années 70, avant la scission Lyon 2/Lyon 3… Et la partie 79/90, ben en fait c’est à Lyon 3, et puis c’est tout. Et désolé pour le préjugé, mais Lyon 3 reste tout de même la faculté qui abrite le plus grand nombre de négationistes et de types de l’extrême-droite, pas besoin de vous refaire une liste.

Et bien, non, cet homme a bien enseigné à Lyon 2, jusqu’en 1990, après vérifications difficiles.

De là, une plongée dans les affres des enquêtes sur le négationisme, qui ronge le monde universitaire depuis les années 60, et tout particulièrement le monde universitaire lyonnais. Certains vont même jusqu’à parler de « spécificité lyonnaise ».

Comment faire la part entre tout cela ? Comment tirer la vérité au sein de telles affaires ? Lyon 2 assume-t’il cet historique difficile ?

Plusieurs éléments de réponse.

Du nouveau sur monoco !

Et oui, du nouveau !

Il est temps que ce soit la rentrée, ici ! Après 3 semaines de cours, on peut dire qu’elle a bien eu lieu dans la vie réelle. Alors pourquoi pas en ligne !?

Pour ceux du fond qui ne suivent pas (ou ceux de devant avec leurs téléphones), je suis cette année en Master d’Urbanisme à Grenoble. C’est vachement bien, on fait du dessin, de l’anglais (je dis ça parce que je sors d’un cours d’anglais, mais on n’en a pas souvent en fait) et aussi plein d’autres choses en fait vachement plus importantes : plein de cours sur l’histoire de l’architecture et de l’urbanisme, le projet urbain, le paysagisme, les métropoles dans le monde, un atelier de travail en groupe sur la Rocade Sud (pour les connaisseurs : non, pas la Nord, faut pas déconner non plus, c’est trop politique !).

Mes premières impressions restent vraie sur Grenoble, à l’exception notable que la Carte OùRA semble enfin décidée à fonctionner. Même si, je suis désolé, mais que la SNCF prennent à cœur le fait que l’on valide le billet pour le bon sens du trajet me dépasse : quelle importance que je valide Lyon > Grenoble ou Grenoble > Lyon, puisque c’est le même trajet ? Puisque je valide à Lyon ou à Grenoble, c’est forcément que je vais dans l’autre ville !

Cette petite remarque passée, d’autres nouvelles. J’ai quitté Pyuple, pour des raisons personnelles mais aussi de philosophie de l’entreprise. Non pas que je considère celle de mes collègues malsaine –loin de là– mais elle est trop différente de mon approche à moi pour que nous continuions à travailler ensemble. Je ne faisais que leur faire perdre leur temps… Je me penche donc maintenant sérieusement sur l’idée de me monter en auto-entrepreneur, avec ploup.fr.

Une vie bien remplie, de tous les points de vue, (ce qui suit est un message personnel…) même si Lyon me manque énormément les 5 jours par semaine que je passe à Grenoble !

Bientôt, plein de choses sur ma formation, sur Grenoble, ville qui commence à devenir froide mais magnifique au matin, avec le soleil qui se lève sur la montagne… Et surtout, ville qui m’a fait me mettre vraiment au vélo ! Si, si !

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PS : rapport à l’article précédent : HADOPI 2ème du nom, cette infâmie juridique, cette stupidité sans nom, ce texte illégitime et ridicule, est passé. Quelle honte. Quelle déchéance. Quelle tristesse.

Et quelques semaines après, qu’entend-on ? Les opérateurs de droits musicaux, nos amis les SACEM et compagnie, n’en ont pas assez ! Ils se remettent à réfléchir, quand même, à taxer les FAI ! Et plus, aux USA, ils veulent taxer les extraits en libre-écoute sur iTunes !!! Mais c’est pas possible ! C’est le concours du plus con par là-bas ! Qu’ils rémunèrent les artistes équitablement, et on en reparlera après, déjà. Raaaaah ça m’énerve ce genre de conneries !!!

Une nouvelle interface pour l’intranet de Lyon 2 !

Une fois n’est pas coutume, je vais parler d’internet aujourd’hui.

Depuis quelques temps, la page de login au bureau (intranet de l’Université Lyon 2) a changé. On peut y choisir entre interface classique ou une mystérieuse « nouvelle interface »…

Aperçu de la page de login du BV Lyon 2

Et aujourd’hui, la nouvelle interface s’est dévoilée. Peut-être depuis quelques temps, mais moi, c’est aujourd’hui que je l’ai vu. Apparemment, tout le monde n’y a pas accès, et moi-même, quand j’y retourne, je ne tombe pas toujours sur la nouvelle version… D’où les quelques vues ci-dessous !

Personne ne passe jamais par bureau.univ-lyon2.fr pour se connecter au BV de Lyon 2 quand le webetu est en rade (donc souvent). Comme personne ne sait qu’on peut utiliser cours.univ-lyon2.fr pour accéder directement à la plateforme de cours, sans passer par le webetu. Mais bref.

C’est donc en quasi exclusivité que je vous livre des vues de la nouvelle interface du Bureau Virtuel, pierre angulaire de l’ENT (Environnement Numérique de Travail) de l’Université Lyon 2, visiblement mis en place dans le cadre de l’Université de Lyon (quoi, tout le monde aura le même ? Lyon 2 ne sera plus à la pointe ? Trop naze…).

Humiliation et crustacés

Je suis ecœuré. Ecœuré par tant de mauvaise foi, de bêtise, et surtout tant de manipulation et de condescendance.

Humiliation ultime, Pécresse (le crustacé), après avoir royalement snobbé le mouvement étudiant en l’ignorant (annonces d’argent supplémentaire pour rénover certains campus : rien à voir ! ou comment détourner le débat), annonce, à l’heure du début de pourrissement du mouvement (forcément, au bout de 4 mois…) qu’elle est prête à « aider la petite dizaine d’universités encore bloquées » à organiser la fin du semestre.

Humiliation de la part de ce gouvernement, si fier de lui.

Refuser tout dialogue et imposer des mesures que l’immense majorité des gens réprouvent, humilier les personnes concernées (ça c’est sarko). Sadisme ultime face à une mobilisation tristement vaine, tant le gouvernement ne montre ni raison, ni pitié, ni aucun autre sentiment humain.

Mais, pardon, je ne parle que pour l’éducation, bien sûr. Pas la médecine : ça, c’est important. Et puis, il y a de l’argent et des vies en jeu. Alors, réformer et casser le mouvement, oui, mais on n’envoie pas les CRS à leurs manifs (alors que contre les étudiants, c’est un plaisir), et on ne les humilie pas en conférence de presse.

Des réformes qui s’enchainent, d’années en années… « Ouais vous êtes vraiment chiant, un mouvement par an, vous tuez l’université au lieu de la sauver ! » : oui et non. C’est un fait incontestable, en effet, que les mouvements s’enchainent. Mais à qui la faute ? Ou plutôt, à qui la responsabilité (puisque quelque chose de délibéré à ce point n’est même plus une « faute ») ? Je pencherais plutôt du côté du gouvernement, qui asphyxie l’université en la tranformant à outrance, plutôt que du côté des étudiants qui font ce qu’ils peuvent pour sauver un idéal. Même s’ils ne s’y prennent pas toujours très bien, voire même plutôt mal.

Des réformes sont probablement nécessaires. Le débat n’est même pas là. Pour survivre, l’université doit s’adapter et se transformer. Mais pas dans l’humiliation de réformes imposées, et troquant un idéal de formation et d’élévation intellectuelle de tous contre une logique de rentabilité toute libérale. C’est le même souci dans la médecine. Notre président libéralise à tout va (et à tout prix), en utilisant une technique simple, mais simple … : on pourrit l’élément à détruire, via des baisses drastiques de financement, etc. Puis, comme le service public ne fonctionne plus : « oh bah le peuple en a marre que ça ne fonctionne pas : réformons. » Mal, de préférence.

Et même si certains abusent du système (comme toujours), est-ce une raison pour retirer la possibilité d’étudier pour tous ?

Non au démantèlement du service public. Non au libéralisme à outrance.
La concurrence n’est pas toujours positive, surtout quand elle se base sur un postulat de départ faux (l’université et les gens qui y travaillent ne seraient pas efficaces). Et surtout dans ces domaines sensibles. Ni dans l’aide aux étrangers en situation irrégulière, mais c’est une autre histoire…