C’est vraiment la loose chez les banquiers…

Décidément, le milieu bancaire ne sait plus quoi faire pour attirer les clients.

Le créneau, maintenant, c’est de proposer des cartes bancaires. Oui, ça se fait depuis quelques années maintenant, et alors ? Après tout, pourquoi inventer quelque chose de vraiment nouveau, ou encore – folle idée – baisser réellement leurs tarifs, alors qu’on peut continuer à se faire des c******* en or en proposant des produits « attrayants » et qui vont, en plus, leur faire encore gagner de l’argent ? Après tout, nous sommes des vaches à lait, c’est bien connu. Pourquoi se gêneraient-ils !!!

Or donc, c’est la Société Générale qui a ouvert le bal. Elle a réussi à intriguer avec sa carte « So Music » qui semble proposer des avantages promotionnels sur les produits Universal (attention, pas des petits labels, faut pas déconner, ils ont une réputation à tenir, dans le milieu bancaire ! Qui est actionnaire de qui ?) et un téléchargement illimité (faut voir les petites lignes, ils aiments bien ça dans les banques) sur leur catalogue, ainsi que l’accès à une WebTV dédiée (waouh !).

Le Crédit Agricole réplique avec, je cite, « La Carte Bancaire Nouvelle Génération, le phénomène de société ». Sérieusement, allez voir leur site, c’est pathétique. « Des gens ont campé devant les agences Crédit Agricole pour obtenir cette carte », etc. But de la campagne : vous êtes pauvres ? Devenez-le encore plus en vous liant pieds et poings avec nous ! Quand il y en a plus, il y en encore : cette carte « révolutionnaire » propose de choisir entre payer comptant et payer par crédit au moment du paiement. Révolutionnaire, pour sûr. Et le tout, bien sûr, avec un « look tendance »… Une CB verte, avec écrit en gros dessus « carte de crédit », c’est « tendance »? Hé ben, les commerciaux doivent se bidonner au Crédit Agricole.

Second degré? J’en doute, mais je l’espère, parce que sinon, il y a du souci à se faire pour l’avenir de la société (comment ça, y’avait pas besoin de ça ?).

Nota Bene : désole PiJ, ça n’a rien de personnel. Et puis je sais que c’est alimentaire :p

Mon épopée nocturne sonorale – partie 2

Et voilà, c’est reparti.

Vous me direz : pourquoi avoir séparé en deux parties si c’est pour les écrire en même temps? Et bien je vous réponds : parce que les deux soirées n’ont rien à voir.

La première partie, c’est pour le côté, « nocturne sonorale » (les nuits sonores, quoi). Là, c’est plus pour l’épopée…

Donc, nous reprenons où nous en étions. Nous sommes donc 5 chez Margaux, sur les quais du Rhône.

Arrivé le moment de partir (donc déjà bien 2h et quelques du matin), avec Gino, on décide de monter sur le toit de l’immeuble par l’extérieur, en passant de balcon en balcon avec des bouts de murs et des échelles. Arrivé en haut, croyez-moi, la vue est ma-gni-fi-que. J’y retournerais probablement prendre des photos !

Je redescends convaincre Margaux de monter (les autres ne voulaient vraiment pas… Poules mouillées :p), et nous voilà donc tous les 3, là-haut, à admirer Lyon. Moment magique.

Mais en redescendant, nous avons fait pas mal de bruit. En passant devant un appart, nous avons commencé à entendre des bruits de fenêtre/volet. Panique. On accélère pour rentrer dans l’appart de Margaux au plus vite, et là paf, je glisse, je tombe, et je vous écris de l’hosto. Meuh non, je déconne (quoi, c’est pas drôle?).

Une fois dans l’appart, ben il était grand temps de partir. Nous quittons donc l’appart (sauf Margaux, hein, bien sûr. Z’avez suivi un peu?) et nous séparons devant chez elle. Au détour de la rue, un sdf appelle au secours et se plaint d’une douleur à la jambe.

Le temps d’essayer d’appeler les secours, je vois non pas une, non pas deux, mais bien 3 voitures de la PJ débarquer. Soit environ 10 minutes maximum après avoir fait du bruit… Rapide !

Ils montent, je tente d’appeler Margaux pour l’avertir, qui ne répond pas. Je réussis à la joindre, pour la prévenir et lui demander de l’aide pour le SDF (puisque je n’avais toujours pas réussi à obtenir de secours pour lui…). Elle décide de descendre… Je vois 3 flics sortir.

Quelques minutes après, d’autres flics descendent, entourant… Margaux. Gros gros coup de flip… Mais finalement non, elle se dirige vers moi.

« Tout va bien, ils m’ont dit ‘ne vous inquiétez pas, mademoiselle, tout va bien’

-tant mieux… j’ai un peu flippé !

-clair, moi aussi… »

Après cet échange de bons procédés, nous finissons par avoir des secours (voir ci-dessous).

A savoir qu’entre temps, appeler les secours pour un sdf n’est pas une sinécure… J’ai d’abord appelé les pompiers qui m’ont redirigé vers le SAMU, qui m’a demandé d’appeler d’abord le 115 (le samu social), où l’on m’a dit qu’on ne pouvait rien faire, parce qu’il n’y a plus de place en hébergement, mais qu’on essayait d’envoyer une voiture de flic (mais ils n’allaient pas se déplacer pour ça… Pour un cambriolage, oui, mais pas pour un homme qui souffre, qui plus est un sdf…). Entre temps, donc, Margaux est descendue, et je retente d’appeler le samu, qui finalement m’envoie… les pompiers. Qui débarquent : « Alors Geoffroy, qu’est-ce qui t’arrive ce soir? » ……………….. Avec, bien sûr, une voiture de flic.

Quand on est SDF, mieux vaut être en bonne santé !..

Il est 4h du matin, nous pouvons rentrer nous coucher.

Quelle nuit !