Fascination

Il est une chose que l’on perd souvent en grandissant. Cette chose permet de s’émerveiller d’un brin d’herbe qui bouge, d’être heureux avec un beau coucher de soleil.

On perd cette capacité de fascination avec le temps ou l’habitude… Les grenoblois, par exemple, se moquent bien souvent des montagnes qui les entourent. Pourtant, il est toujours tellement plaisant de prendre un détour de virage pour les admirer.

4 ans que je suis à Lyon, je suis toujours émerveillé par pleins de choses. C’est à la fois une tare et une bénédiction. C’est-à-dire qu’on passe pour un con, mais en même temps, c’est tellement agréable…

Enfin, voilà, juste quelques lignes pour rappeler aux gens qu’avant de partir à l’autre bout du monde en dépendant des sommes folles et en polluant tout plein, il faut parfois s’attarder sur ce qui nous entoure, et on découvre souvent pas mal de choses magnifiques et passionantes.

Surtout dans ces temps difficiles, une âme d’enfant a minima est souvent un bonheur et un échappatoire à la dure réalité !

La fin d’une époque…

« … Et oui, vous êtes nombreux à nous demander comment faire pour continuer à nous écouter. En effet, Couleur 3 va cesser d’émettre en France dans les prochains jours … »

Le choc.

Top dur. Quoi ? Couleur 3 cesse d’émettre en France ? Mais alors, quel intérêt de continuer à avoir un poste de radio ? Tant bien même qu’il ne s’agirait que d’une « pause », heureusement qu’il y a internet. Internet qui permettait déjà d’écouter Couleur 3 version suisse, c’est-à-dire la même, mais sans pub (et oui, en Suisse, on sait faire du service public sans pub ET de qualité). Et qui maintenant sera la seule solution.

Vraiment, cette nouvelle m’a attristé. Espérons que cela va leur permettre de garder leur liberté de ton, toussa. Ce sera bien la moindre des choses !

Enfin, direction couleur3.ch pour continuer à suivre les folles aventures de cette radio décidément pas comme les autres.

Ben les amis

Bon, je vais utiliser mes dernières forces pour écrire cet article.

En ce moment, je poste sur le moment, c’est du jet direct, presque comme une imprimante, à chaque fois en speed, toussa.

Bon, là, en fait, je voulais vous faire part d’une incroyable découverte : je suis bel et bien humain. Je ne pourrais pas être autant fatigué si ce n’était pas le cas. Alors c’est plutôt rassurant, mais d’un autre côté, ça m’emmerde bien. Je me raccrochais désespérément à l’idée d’être une semi-divinité ou quelque chose du genre… Enfin on ne peut pas tout réussir dans la vie (à qui le dites-vous, ma bonne dame…) !!!

Non, ça m’ennuie surtout, en fait, parce que j’ai beaucoup de boulot et que je ne peux réellement pas travailler en étant aussi fatigué. Vraiment, vraiment fatigué. Dormi : 5 ou 6h en un week-end, plus le sommeil en retard accumulé, plus le stress, plus une expérience réjouissante mais triste à la fois, ce qui rajoute à la fatigue mentale, toussa… Ca peut ne pas paraître impressionnant, mais il suffirait de voir ma gueule pour l’être, impressionné. Et non, pas de photo. Voyeur.

Voilà.

Mais je suis humain.

C’est nul.

La météo poète, ou comment rater sa chute

Pourquoi donc, si la vie est un livre, suis-je condamné à ne savoir que tourner les pages?

Pourquoi suis-je condamné à feuilleter rapidement, m’arrêter un instant seulement pour un moment prenant…

Un instant, surprenant, sur le Pont de l’Université -ce cher pont- après un bref orage, où la lune se dévoile, doux et fin croissant de lumière, dans un azur d’un bleu profond et encore lumineux.

Il n’est que 20h, nous sortons d’une conférence, nous nous dirigeons vers notre lieu de pitance. Bien entendu, je n’ai pas d’appareil photo sur moi. Pourquoi en aurais-je? Rien ne me laissait prévoir qu’aujourd’hui spécialement, la perfection m’apparaîtrait.

Oui, mesdames et messieurs, la perfection. Un paysage surréaliste, magnifique, envoûtant, le genre de paysage qui force à se dire : pourquoi la vie passe si vite ? D’où mon introduction.

Au-delà de l’instant poétique, et parce que bon, faut pas déconner, heureusement que ce putain d’orage a éclaté, sinon il aurait continué à faire horriblement chaud, ce qui m’a fait passer une journée passablement nerveuse.

Non mais. En plus, j’ai même pas de photo du Rhône bleu. C’est vrai que ça change du vert habituel !