melancolie

Sans titre.

Les choses sont bien compliquées de nos jours.

Voilà que je me replonge dans les méandres de mon passé numérique, mails, photos, réalisations, et autres diverses choses, comme un début de nouvelle autobiographique avortée, et pourtant bien commencée… Quelle drôle d’idée !
Et d’un coup, voilà que l’envie d’écrire me reprend. Comme parfois cela arrive. Bon, la musique que j’écoute aide pas mal.
Alors voilà, commencer un énième récit romanesque serait probablement assez inutile, du moins en l’état actuel des choses : c’est pas faute d’avoir tenté plusieurs fois, mais c’est comme ça, ça vient pas.
Puis me vient l’idée de mon pauvre et abandonné monoco.fr, délaissé depuis quelques mois, malgré les nombreuses idées que j’ai pour lui depuis longtemps maintenant. D’ailleurs, il va être temps que je relance au moins mon photoblog. C’est fou ça.

Alors voilà, avec sur les oreilles une SmartRadio Deezer sur de la soul-jazz-electro-r&b (du vrai, du bon), et alors que je devrais être en train de travailler (Robin, si tu me lis, sache que je ferais des heures sup’ non comptées pour rattraper !), me voilà parti sur mon clavier. L’inconvénient principal de cette motivation soudaine étant l’absence totale de sujet d’écriture.

Alors bien sûr, il ne va pas falloir vous attendre à lire quelque chose de constructif dans cet article(,quoi que..). C’est plus pour moi, en fait. Une sorte de petite note à mon attention, pour me rappeler que la vie c’est comme ça, c’est dur mais c’est beau (ou l’inverse, je ne sais plus).

Un peu de mélancolie. Ca ne fait jamais de mal, tant qu’il ne s’agit pas de regrets ! Et puis bon, peut-être que vers la fin, il y aura quelques petits trucs intéressants. Voire même juste après ce paragraphe, si vous avez le courage d’aller plus loin. Haha, j’ai piqué votre curiosité, hein !? Non ? Comment ça non ? Allez, au coin toi !

Fascination

Il est une chose que l’on perd souvent en grandissant. Cette chose permet de s’émerveiller d’un brin d’herbe qui bouge, d’être heureux avec un beau coucher de soleil.

On perd cette capacité de fascination avec le temps ou l’habitude… Les grenoblois, par exemple, se moquent bien souvent des montagnes qui les entourent. Pourtant, il est toujours tellement plaisant de prendre un détour de virage pour les admirer.

4 ans que je suis à Lyon, je suis toujours émerveillé par pleins de choses. C’est à la fois une tare et une bénédiction. C’est-à-dire qu’on passe pour un con, mais en même temps, c’est tellement agréable…

Enfin, voilà, juste quelques lignes pour rappeler aux gens qu’avant de partir à l’autre bout du monde en dépendant des sommes folles et en polluant tout plein, il faut parfois s’attarder sur ce qui nous entoure, et on découvre souvent pas mal de choses magnifiques et passionantes.

Surtout dans ces temps difficiles, une âme d’enfant a minima est souvent un bonheur et un échappatoire à la dure réalité !

La fin d’une époque…

« … Et oui, vous êtes nombreux à nous demander comment faire pour continuer à nous écouter. En effet, Couleur 3 va cesser d’émettre en France dans les prochains jours … »

Le choc.

Top dur. Quoi ? Couleur 3 cesse d’émettre en France ? Mais alors, quel intérêt de continuer à avoir un poste de radio ? Tant bien même qu’il ne s’agirait que d’une « pause », heureusement qu’il y a internet. Internet qui permettait déjà d’écouter Couleur 3 version suisse, c’est-à-dire la même, mais sans pub (et oui, en Suisse, on sait faire du service public sans pub ET de qualité). Et qui maintenant sera la seule solution.

Vraiment, cette nouvelle m’a attristé. Espérons que cela va leur permettre de garder leur liberté de ton, toussa. Ce sera bien la moindre des choses !

Enfin, direction couleur3.ch pour continuer à suivre les folles aventures de cette radio décidément pas comme les autres.

Ben les amis

Bon, je vais utiliser mes dernières forces pour écrire cet article.

En ce moment, je poste sur le moment, c’est du jet direct, presque comme une imprimante, à chaque fois en speed, toussa.

Bon, là, en fait, je voulais vous faire part d’une incroyable découverte : je suis bel et bien humain. Je ne pourrais pas être autant fatigué si ce n’était pas le cas. Alors c’est plutôt rassurant, mais d’un autre côté, ça m’emmerde bien. Je me raccrochais désespérément à l’idée d’être une semi-divinité ou quelque chose du genre… Enfin on ne peut pas tout réussir dans la vie (à qui le dites-vous, ma bonne dame…) !!!

Non, ça m’ennuie surtout, en fait, parce que j’ai beaucoup de boulot et que je ne peux réellement pas travailler en étant aussi fatigué. Vraiment, vraiment fatigué. Dormi : 5 ou 6h en un week-end, plus le sommeil en retard accumulé, plus le stress, plus une expérience réjouissante mais triste à la fois, ce qui rajoute à la fatigue mentale, toussa… Ca peut ne pas paraître impressionnant, mais il suffirait de voir ma gueule pour l’être, impressionné. Et non, pas de photo. Voyeur.

Voilà.

Mais je suis humain.

C’est nul.

La météo poète, ou comment rater sa chute

Pourquoi donc, si la vie est un livre, suis-je condamné à ne savoir que tourner les pages?

Pourquoi suis-je condamné à feuilleter rapidement, m’arrêter un instant seulement pour un moment prenant…

Un instant, surprenant, sur le Pont de l’Université -ce cher pont- après un bref orage, où la lune se dévoile, doux et fin croissant de lumière, dans un azur d’un bleu profond et encore lumineux.

Il n’est que 20h, nous sortons d’une conférence, nous nous dirigeons vers notre lieu de pitance. Bien entendu, je n’ai pas d’appareil photo sur moi. Pourquoi en aurais-je? Rien ne me laissait prévoir qu’aujourd’hui spécialement, la perfection m’apparaîtrait.

Oui, mesdames et messieurs, la perfection. Un paysage surréaliste, magnifique, envoûtant, le genre de paysage qui force à se dire : pourquoi la vie passe si vite ? D’où mon introduction.

Au-delà de l’instant poétique, et parce que bon, faut pas déconner, heureusement que ce putain d’orage a éclaté, sinon il aurait continué à faire horriblement chaud, ce qui m’a fait passer une journée passablement nerveuse.

Non mais. En plus, j’ai même pas de photo du Rhône bleu. C’est vrai que ça change du vert habituel !

Qui ne tient qu’à un fil ?

J’attends l’ascenseur. Je me retourne, je vois la fenêtre dans le couloir. Nous sommes au 12ème étage. Je l’ouvre, je regarde en bas. Du bitume, quelques dizaines de mètres plus bas. Je compte : 1.

Je descends avec l’ascenseur, je rentre dans la station de métro. Les métros arrivent bien vite au début du quai… Je compte : 2.

Arrivé au boulot, grosses emmerdes. On finit par réussir à imprimer ce qu’on doit imprimer. Un coup de massico. Je regarde la lame du massicot trancher consciencieusement les 150 feuilles de papier, sans aucun scrupules. Je compte : 3.

Je vais à la fac, sur les quais du Rhône. Il fait beau, le Rhône est à trois pas. S’y laisser glisser, bercé par la douce chaleur du soleil, m’effleure l’esprit. Je compte : 4.

Sortant de la fac, il faut traverser cette fichue ‘Rue de l’Université’. Toujours pleine de voitures, de camions, qui parfois roulent vite… Je compte : 5.

On remonte la Rue de Marseille, le long du tramway. Les 2 trams se croisent au milieu du trajet… Je compte : 6.

De nouveau le métro : 7.

Après l’ascenseur pour remonter, de nouveau cette fenêtre, décidément obsédante : 8.