lyon

L’art brut sur scène

Moi
Hier soir, je suis allé au théâtre.

Vous
OoooOOooh.

Moi
Alors oui, je sais, c’est pas passionnant. Mais laissez-moi continuer pour voir, enfin, entendre.

Vous
AaaaAAaah ?!

Moi
Voilà. Donc, hier soir, je suis allé au théâtre, de manière tout à fait imprévue, sur proposition d’une amie que je remercie au passage. Je m’étais déjà fait embarquer dans ce petit théâtre, fort sympathique au demeurant, qui s’avère être en danger, d’ailleurs. C’était pour un Tennessee Williams, « La ménagerie de verre », par une autre compagnie que celle dont je vais vous parler ce soir. C’était très agréable, de bons acteurs, une mise en scène intéressante, même si maladroite sur deux ou trois points… mais passons.

Arrivé au Théâtre de l’Iris, à Villeurbanne, puisqu’il s’agit bien de lui, on m’apprend que la pièce que je viens voir, « Le Loup dans mon oeil gauche », traite de l’art brut (j’aime beaucoup aller au théâtre sans savoir ce que je vais y voir. Pour de vrai.). Sauf que voilà, je ne sais pas ce que c’est. Alors, je me dis que ça risque d’être un peu trop conceptuel…

Vous
EeeeEEeeh ?

Moi
… eeet bah pas du tout en fait. C’était même carrément génial. Vraiment. Cette pièce joue jusqu’au 5 février seulement, et je la recommande chaudement. Une entrée originale, une première moitié touchante et profonde, dans le fond comme dans la mise en scène, et une deuxième moitié complètement barrée, mais dans le bon sens du terme.

C’est une véritable plongée dans le monde de l’art brut, qui permet, déjà, de le découvrir, mais aussi de l’appréhender, le comprendre, un peu, et surtout, le parcourir, dans toute sa diversité, le tout mis en scénettes bien trouvées et magistralement interprétées (les acteurs y sont vraiment excellents), qui ne prêtent jamais à la pitié, mais alternativement profondes et légères. Y’a même une paire de fesses à un moment.

Vous
OuuuUUuuh !

Moi
« Il faut traiter avec profondeur des choses légères et avec légèreté des choses profondes ». Je ne sais plus qui disait ça, mais je trouve que ça colle assez bien.

Bref, c’est une pièce qui fait du bien.

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Le Loup dans mon oeil gauche

Une création de la Compagnie de l’Iris, compagnie résidente au Théâtre de l’iris, Villeurbanne (Métro Cusset), du 31 janvier au 5 février.

L’agenda engagé de Lyon

Une petite note pour vous signaler un très bon site, que je viens de découvrir : agendalyon.org.

Vous y retrouverez l’agenda d’un certain nombre de collectifs / lieux engagés de Lyon, comme le 6è Continent, Artischaud, des MJC, …

Chaque collectif y rajoute de manière autonome ses événements.

Vous pouvez notamment y retrouver la prog du Festival Les Inattendus qui débute bientôt, avec notamment la projection d’un film « Déconcertation », tourné par le collectif Grand Ensemble, à 14h ce samedi à la Guillotière.

Ce film a l’air très bien, tourné avec des comédiens amateurs, et l’action se passe autour de la « concertation » qui a été évitée menée sur le Carré de Soie, à cheval sur Vaulx-en-Velin et Villeurbanne, et qui a vu naître dans un premier temps un immense centre commercial qui n’a pas, semble-t-il, rencontré un succès fou pour le moment…

Ce docu-fiction sera également projeté le 28 février à 19 heures au CCO à Villeurbanne dans le cadre d’un café citoyen (projection-rencontre avec l’équipe de réalisation et les acteurs), où Robins des Villes devrait être présent (probablement moi, en tout cas).

Petit bilan des Nuits Sonores 2011

Waouh. Voilà.

Bon , je voudrais commencer par remercier Deezer pour les places offertes. Des pass 3 nuits pour les Nuits Sonores, ça fait toujours plaisir. Merci aussi à mes accompagnatrices qui m’ont permis d’éviter la loose de se faire un festoche tout seul alors qu’on a deux places !

L’affiche n’était pas forcément ma préférée de ces dernières années. Mais quand même, c’était vraiment bien.

Un peu abusé sur les basses qui étaient vaguement surévaluées sur certains concerts, et sur la plus petite scène qui polluait sonorement toutes les autres… Un peu mal pensée, l’organisation des scènes. Mais bon, le lieu ne laissait pas forcément beaucoup de choix non plus. A part ça, l’orga était au taquet : aucun souci, les bars étaient au taquet, aucune attente nulle part, toussa. Bien bien bien.

Pendant que mes oreilles se remettent petit à petit (bon, vu que je publie cet article une semaine après, vous vous doutez qu’elles vont bien, maintenant), un petit tour des deux trucs géniaux : tout d’abord, la musique, quand même, les petites découvertes ou re-découvertes du moment, et enfin, les installations, et la lumière, bien travaillées et même carrément d’enfer.

Mobilizagran – rendez-vous le 9 mai

Peut-être ne le savez-vous pas, mais si vous habitez dans le quartier de la Guillotière (à Lyon, hein), alors vous êtes concerné par un projet d’urbanisme sur l’îlot mazagran (à côté du Jardin d’Amaranthes). Et le 9 mai a lieu la première réunion de concertation.

Un collectif d’association s’est monté pour s’assurer que le projet soit bien réalisé en concertation avec la population (parce que c’était pas trop parti pour, à la base), retrouvez-les sur www.mobilizagran.fr et sur leur page Wikiguill’ !

Venez nombreux, et faites passer le mot !

1er mai !