Autoportrait

… ou presque ! Pour fêter mon anniversaire en beauté, après le magnifique échec de ce voyage d’étude à Lisbonne, qui semblait pourtant bien plaisant, voici une photo prise pendant ma première année de fac, que j’aime cependant beaucoup, et qui me permet de réaffirmer tout haut mon amour pour les moutons (notons que ceci n’est pas un coming-out de zoophile, un peu de décence, je vous en prie).

Du nouveau sur monoco !

Et oui, du nouveau !

Il est temps que ce soit la rentrée, ici ! Après 3 semaines de cours, on peut dire qu’elle a bien eu lieu dans la vie réelle. Alors pourquoi pas en ligne !?

Pour ceux du fond qui ne suivent pas (ou ceux de devant avec leurs téléphones), je suis cette année en Master d’Urbanisme à Grenoble. C’est vachement bien, on fait du dessin, de l’anglais (je dis ça parce que je sors d’un cours d’anglais, mais on n’en a pas souvent en fait) et aussi plein d’autres choses en fait vachement plus importantes : plein de cours sur l’histoire de l’architecture et de l’urbanisme, le projet urbain, le paysagisme, les métropoles dans le monde, un atelier de travail en groupe sur la Rocade Sud (pour les connaisseurs : non, pas la Nord, faut pas déconner non plus, c’est trop politique !).

Mes premières impressions restent vraie sur Grenoble, à l’exception notable que la Carte OùRA semble enfin décidée à fonctionner. Même si, je suis désolé, mais que la SNCF prennent à cœur le fait que l’on valide le billet pour le bon sens du trajet me dépasse : quelle importance que je valide Lyon > Grenoble ou Grenoble > Lyon, puisque c’est le même trajet ? Puisque je valide à Lyon ou à Grenoble, c’est forcément que je vais dans l’autre ville !

Cette petite remarque passée, d’autres nouvelles. J’ai quitté Pyuple, pour des raisons personnelles mais aussi de philosophie de l’entreprise. Non pas que je considère celle de mes collègues malsaine –loin de là– mais elle est trop différente de mon approche à moi pour que nous continuions à travailler ensemble. Je ne faisais que leur faire perdre leur temps… Je me penche donc maintenant sérieusement sur l’idée de me monter en auto-entrepreneur, avec ploup.fr.

Une vie bien remplie, de tous les points de vue, (ce qui suit est un message personnel…) même si Lyon me manque énormément les 5 jours par semaine que je passe à Grenoble !

Bientôt, plein de choses sur ma formation, sur Grenoble, ville qui commence à devenir froide mais magnifique au matin, avec le soleil qui se lève sur la montagne… Et surtout, ville qui m’a fait me mettre vraiment au vélo ! Si, si !

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PS : rapport à l’article précédent : HADOPI 2ème du nom, cette infâmie juridique, cette stupidité sans nom, ce texte illégitime et ridicule, est passé. Quelle honte. Quelle déchéance. Quelle tristesse.

Et quelques semaines après, qu’entend-on ? Les opérateurs de droits musicaux, nos amis les SACEM et compagnie, n’en ont pas assez ! Ils se remettent à réfléchir, quand même, à taxer les FAI ! Et plus, aux USA, ils veulent taxer les extraits en libre-écoute sur iTunes !!! Mais c’est pas possible ! C’est le concours du plus con par là-bas ! Qu’ils rémunèrent les artistes équitablement, et on en reparlera après, déjà. Raaaaah ça m’énerve ce genre de conneries !!!

Lundi noir à Lyon 2

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Je marque par ce billet mon soutien aux étudiants arrêtés, regrette la conduite des vigiles (et surtout leur emploi), et condamne celle de la police.

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Pour la troisième fois depuis le début de mes études à Lyon 2, le campus est agité par des grèves, et autres blocages.

Trois années sur 4 ans.

Trois années où les luttes étaient justes, nécessaires, face à des réformes stupides et dangereuses pour l’Université et ses étudiants. CPE, LRU, et maintenant, ces deux-là et la réforme du statut des enseignants-chercheurs, la mastérisation des concours pour être professeur des écoles, et j’en passe.

Les deux premiers mouvements furent assez mal gérés par une présidence sclérosée et passablement réac’ sur les bords, avec des interventions policières sur les campus, des installations de grilles et (encore plus) de caméras. Ce qui a d’ailleurs fini par leur coûter leurs places.

Retour en arrière , , ici, , et enfin ici.

Cette année, le nouveau président, bien qu’assez mou dans ses déclarations, a assez bien respecté le mouvement. Mais son impatience face à la poursuite du mouvement, bien plus long qu’auparavant, provoque de bien malheureux égarements.

Le mouvement se déroule somme toute assez pacifiquement (malgré quelques actions marquantes), et le seul tort actuel est la conséquence logique du blocage : les cours n’ont quasiment pas eu lieu depuis le début du deuxième semestre, et la question de la validation de l’année se pose, comme dans la grosse quinzaine d’universités encore touchées par le mouvement.

Comme à son habitude maintenant, l’Université a organisé un vote. Bon, cette fois, pas électronique. On évite de reproduire les erreurs passées. Oh, bien sûr, pas un vote de positionnement sur le mouvement, pour ou contre la LRU pour avoir une ligne claire à l’Université, pas un vote sur les modalités de validation (ça, on en discute avec les élus étudiants uniquement, en CEVU, d’ailleurs interrompu par les bloqueurs vendredi dernier). Non, uniquement : voulez-vous débloquer l’Université. Comme la fois précédente. Vote pour tout le personnel, sans procuration possible (forcément, une partie des perturbateurs assistaient hier à un forum hors de Lyon, on ne pouvait pas leur laisser une chance de se prononcer). Avec des urnes, mais sans huissiers.

Le vote a eu lieu. Mais il ne s’est pas bien passé.

Etant en stage sur Grenoble, je n’ai pas pu être là de la journée. De toutes façons, je comptais suivre l’appel au Boycott du syndicat étudiant FSE et de la liste des personnels PAU. Pour les raisons qui y étaient évoquées (je ne parviens pas à remettre la main sur ce communiqué, mais en gros c’était que seules les AG étaient légitimes, en plus des deux éléments ci-dessus).

Et évidemment, ça a mal tourné. C’était presque annoncé.

Je n’y étais pas au début, comme je l’ai dit. J’ai retrouvé le cortège tout à fait par hasard à Jean Macé, en revenant de Grenoble. On m’a raconté ce qui s’était passé jusque là.

J’ai vu les arrestations des 4 étudiants, notamment d’un camarade de promotion, penseur de la FSE Lyon 2 (il y e en a si peu qui pensent, chez eux, c’est dommage qu’il se fasse arrêter…).

J’ai vu les chiens, les gaz lacrymos et les tasers prêts à être utilisés devant le commissariat dans lequel étaient probablement les étudiants arrêtés, et devant lequel les 200 étudiants restants étaient paisiblement assis, en soutien et pour protester contre ces arrestations préméditées.

Cet article me paraît être le plus fidèle avec les différentes versions de l’histoire qui m’ont été rapportées :

Affrontements entre police, vigiles et étudiants à Lyon 2

Lyon Capitale

Après douze semaines de mouvement contre les réformes Pécresse et Darcos, les étudiants, enseignants et personnels de Lyon 2 étaient appelés, ce lundi, à voter pour ou contre le blocage de leur université, qui dure depuis le 4 mars.

Une consultation contestée par les étudiants pro-blocage, pour qui seule une assemblée générale peut décider de la levée ou non de ce blocage. A la suite d’une tentative de sabotage du vote, cinq étudiants, dont deux syndicalistes, ont été arrêtés. Selon plusieurs témoignages, les interpellations auraient été particulièrement violentes. (Voir la vidéo)

De la javel dans les urnes

Vers 15h00, site des Berges du Rhône, quelques étudiants opposés à la consultation de la présidence pénètrent dans le bureau de vote, dans l’intention de le « bordéliser » en vidant de la javel dans les urnes. Rapidement repérés, ils se font appuyer par un groupe plus important qui tente d’entrer dans le bureau. Les vigiles s’interposent. Cris, bousculades, pétards, la confusion est totale. Stéphane Nivet, le responsable de la communication de Lyon 2, raconte :

« J’ai repéré des bloqueurs. Une foule a alors essayé de forcer le passage en cognant au besoin sur les vigiles qui ont répliqué avec les lacrymo. On a essayé de bloquer la porte mais ils se sont emparés des barrières et les ont retournées contre nous. Le tout en nous aspergeant avec un extincteur et en nous jetant des pétards et des fumigènes.

« On en voyait aussi sur les marches. On s’est dit que ça allait être la même chose. On a pris les isoloirs, les tables et les chaises pour les empêcher de rentrer. C’était violent. Il y a des personnes traumatisées. »

Ceux qui ont participé à l’action donnent une autre version des faits. Les vigiles auraient répondu à la tentative de passage en force des étudiants en aspergeant de gaz lacrymogène le visage de certains d’entre eux. Un des étudiants qui voulaient verser de la javel témoigne :

« Ils se croyaient dans une guerre civile avec leur barricade. Nous, nous étions à l’intérieur, coupés de nos soutiens. Un vigile a alors aspergé de lacrymo le visage d’un copain qui se trouvait à terre. Il n’y a eu ni fumigène, ni pétards à l’intérieur. Finalement, ils ont fini par nous laisser sortir quand une secrétaire asthmatique s’est plaint de ne pouvoir respirer. »

La police à l’extérieur

Durant la demi-heure de confusion, la présidence de Lyon 2 appelle la police :

« On ne savait pas qui étaient les meneurs, reprend Stéphane Nivet. Les interpellations étaient impossibles. Le président a donc demandé à la police de ne pas entrer à l’intérieur de l’université. »

Malgré tout, postée à l’extérieur, la police attend que les étudiants sortent afin d’effectuer des interpellations. C’est en tout cas ce que comprennent les étudiants. La suite leur donnera raison. Après s’être réunis dans un amphi, environ 200 étudiants et quelques enseignants décident de sortir groupés pour éviter des arrestations.

Dans la rue Chevreul, à quelques pas de l’université, ils sont rapidement pris en tenaille par les forces de l’ordre qui procèdent à cinq interpellations. Selon plusieurs témoins, dans des conditions particulièrement violentes. Un pistolet à impulsion électrique, un Taser, aurait notamment été utilisé.

Ces arrestations sont clairement politiques

« Il y avait des CRS devant nous, d’autres derrière avec des chiens, explique une étudiante. La BAC était sur le côté. Ils ont fait des percées à grands coups de matraque pour interpeller ceux qu’ils voulaient. Ils les attrapaient, les mettaient à terre puis les traînaient. J’ai même vu une fille se prendre un coup de taser dans le ventre ».

Camille Hamidi, maître de conférence en science politique, participait avec d’autres collègues du même département à une réunion d’information avec des étudiants sur les modalités d’évaluation du semestre. Elle a rapidement été mise au courant de la tournure des événements :

« On s’est dit qu’il fallait sortir tous ensemble car la police allait certainement arrêter les militants les plus en vue. C’est ce qui s’est passé. »

Parmi les personnes arrêtées figurent deux militants du syndicat FSE (majoritaire à Lyon 2), très actifs depuis le début du mouvement. L’enseignante poursuit :

« Ces arrestations sont clairement politiques puisque ces deux étudiants étaient présents à la réunion d’information. Ils n’ont donc pas pu participer à l’action ! En tant que membre de la liste “Pour une Autre Université”, j’étais favorable au boycott du vote de la présidence en estimant qu’il y avait d’autres questions à poser que celle portant sur le blocage et que cette consultation ne faisait que casser le mouvement et attiser les tensions. Les problèmes étaient courus d’avance. »

Dans un communiqué, plusieurs organisations dont l’Unef, la FSE, SUD et le PCF condamnent « les violences auxquels se sont livrés le vigiles, en perdant leur sang froid, et les violences policières ainsi que les arrestations préméditées ».

La présidence de Lyon 2 a décidé la fermeture administrative du site des Berges du Rhône en tenant compte de « graves violences ». A l’heure où nous écrivons ces lignes, les résultats du vote ne sont toujours pas connus.

Laurent Burlet

Je souhaite signaler que le vote, bien qu’interrompu, a été validé, et les résultats sont tombés. Surprenants. Communiqué :

Mardi 28 Avril
Fermeture administrative de l’Université, campus Berges du Rhône et Porte des Alpes

RÉSULTAT DE LA CONSULTATION

imageLa consultation organisée hier par la présidence auprès de l’ensemble de la communauté universitaire a donné les résultats suivants :

4242 votants (14,90 % du corps électoral) dont 3999 exprimés :

- OUI pour la levée du blocage : 3230 (80,77 % des suffrages exprimés)

- NON à la levée du blocage : 769 (19,23 %)

Ces résultats, qui sont bien au-delà des taux de participation habituels, montrent la réelle mobilisation de la communauté et marquent clairement sa volonté de voir cesser un blocage qui a conduit ces derniers jours à des débordements, culminant avec l’invasion du CEVU vendredi. Cette dérive a pris un tour inacceptable aujourd’hui lorsque des étudiants et des individus cagoulés ont tenté d’envahir le bureau de vote du campus des Berges du Rhône de façon extrêmement violente ce qui a obligé à le fermer peu après 15 heures. Les urnes et les listes d’émargement ont heureusement été sauvegardées.

La présidence condamne avec la plus grande fermeté ces actes de violence inqualifiables qui visent à empêcher le libre exercice de la démocratie et qui donnent une image dégradante de l’université. Elle portera plainte contre les auteurs de ces actes. Elle a décidé la fermeture administrative des deux campus pour la journée de mardi, en signe de protestation contre ces agissements. Cette fermeture concerne l’ensemble des personnels et des étudiants.

Un communiqué précisera le détail des résultats du scrutin et les modalités de la réouverture de l’université.

C’est tout de même abusé d’avoir validé le vote comme si de rien n’était…

Rendez-vous bientôt pour la suite.

La « Nuit Blanche » de l’Université

[edit du 16 avril] Un petit bilan ? [/edit]

Une initiative pour le moins originale et innovante prend place à l’Université Lumière Lyon 2, … dans la nuit du 8 au 9 avril.

Un collectif de personnels de l’Université a monté une série de conférences qui s’enchaîneront durant toute la nuit dans les prestigieux locaux(si, si, au moins le Grand Amphithéâtre) du Campus des Berges du Rhône de Lyon 2.


Cet événement a pour but de montrer la détermination et la justesse de la lutte pour la préservation d’une Université publique et équitable, mise en danger par les réformes successives et les tailles régulières dans les budgets de l’Education Nationale. A travers des conférences abordant pléthore de sujets d’actualités, comme le sort des réfugiés, « essai de bling-blinguistique », fonctionnement du mot « d’accord » dans le champ conversationnel contemporain, etc. toujours accompagné d’un débat et présenté par un universitaire de Lyon ou d’ailleurs, cette nuit de conférence promet d’être particulièrement passionante. J’en appelle aux plus courageux d’entre vous ! J’espère pouvoir m’y rendre, mais j’en doute, étant donné que je suis en stage, et donc je travaille le lendemain… En plus, le petit dej’ est offert !

Pour plus d’informations sur cet événement, rendez-vous sur le site de l’Université. Vous pouvez télécharger directement le programme en cliquant ici (pdf).

Je ne peux que me réjouir de telles initiatives qui, outre témoigner d’une vivacité d’esprit de la part du monde universitaire (dont certains semblent douter…), permet de montrer la détermination du mouvement des enseignants-chercheurs notamment et du monde de l’éducation en général (si vous n’avez pas entendu parler de ce mouvement, c’est que vous n’existez pas. Parlez-en à votre psy !).
Extrait de la note d’intention :

De nombreuses personnes de l’Université Lumière Lyon 2, réunies en collectif, souhaitent manifester ce mouvement à l’intérieur de l’institution, avec l’accord de son Président.  « La Nuit blanche de l’Université » voudrait marquer un temps fort de la mobilisation, en symbolisant l’endurance et la ténacité d’une résistance indispensable, face à l’obscurantisme des réformes en cours, des logiques qui les sous-tendent, du mépris et de la méconnaissance affichés aux plus hauts rangs de l’État. Des fonctionnaires de l’État entendent ainsi faire part de leur volonté à soutenir des actes de veille, de vigilance, de discernement, et à poursuivre leur travail malgré des conditions de plus en plus précaires. Les activités qui risqueraient de ne plus voir le jour si les réformes s’appliquaient, si leur fondement idéologique s’instaurait, en viennent pour l’heure à chercher un recours dans la nuit.