Bon, ça fait un bail que j’ai pas parlé de cinéma. D’ailleurs, je n’en parle que très rarement. C’est que, même si j’adore ça, j’y vais très rarement. D’ailleurs, ces derniers mois, je n’y allais juste plus. Et là, pouf, 3 fois en une semaine. Ça fait du bien… ou pas.
Bon, à commencer par Midnight in Paris. Je ne m’épancherais pas plus que pour dire que c’est un des meilleurs Woody Allen de ces dernières années. Et pourtant, je trouve qu’il y en avait quelques-uns de bons.
Ensuite, La Conquête. Un film assez décevant.Tous les acteurs sont très bons, surtout Yves Lecoq pour Chirac, mais Podalydès surjoue et se retrouve à victimiser Sarko : on se prend presque de sympathie pour lui dans ses moments difficiles (passages où Podalydès est le plus convaincant), alors que dans les moments « critiques », on est dans la caricature, ce qui prête plus à sourire qu’à porter une réflexion sur le comportement de Sarko. Ces liens avec les médias et les puissants sont évoqués… allez, 5 fois en tout, à travers quelques petites phrases. Alors que le reste est traîné en longueur tout le long du film. Villepin et Chirac sont des très gros méchants et Sarko a morflé, le pauvre.
Enfin, en gros, autant lui servir 2012 sur un plateau (en plus, avec Carla enceinte et DSK out…). M’étonne pas qu’il n’ait rien dit sur ce film !
Et enfin, le prix du plus gros trip inutile du moment revient à Tree of Life : je ne comprends juste pas que ce film ait eu la Palme d’or à Cannes©®. Je suis allé le voir avant la Cérémonie, et celle-ci m’a juste cloué. Ce film, c’est 1/3 une œuvre magistrale et magnifique qui aurait toute sa place dans une galerie d’art ou un musée : une allégorie de la création du monde qui pourrait gentiment illustrer un cours d’histoire géologique (j’aurais été content d’avoir des illustrations de cours de cette qualité
). C’est également 1/3 un gros trip méta-physique et pseudo-religieux assez inutile, ou en tout cas qui ne m’a vraiment pas touché. Plutôt ennuyé en fait. Et enfin 1/3 un vrai bon film sur les relations père-fils à une époque un peu rude. Mais ce n’est pas suffisant.
La photographie est magnifique mais convenue, le film est long, mais loooong : c’est une des premières fois de ma vie que je regarde l’heure pendant un film. Et franchement, c’est également la première fois que j’entends toute une salle exploser de rire au même moment dans un film qui est censé être tout sauf comique. Et, pour rester dans les premières fois, c’est également là que j’ai inauguré le fou rire nerveux au cours d’un film pas spécialement drôle.
Vraiment, un désastre. Ce n’est pas avec ce genre de trucs que le Festival de Cannes va se rapprocher des gens qui sont persuadés que c’est vraiment des gens qui aiment – passez-moi l’expression – la bra****te intellectuelle. Et puis bon, ce n’est pas parce qu’on fait un film tous les 10 ans que celui-ci est forcément un chef d’œuvre…