Urbain

L’urbain, du coup, c’est un peu ma spécialité. Mais dans tous les cas, c’est un sujet qui m’intéresse beaucoup : après tout, la ville est au cœur de beaucoup d’enjeux sociaux et politiques et regroupe une majorité d’humains depuis 2010.

L’appel des « nouveaux urbanistes »

Nos 8 convictions pour organiser la profession d’urbaniste en France

L’appel des « nouveaux urbanistes » 

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LA FRANCE A BESOIN DE « NOUVEAUX URBANISTES »

Une profession dynamique mais désorganisée

La France vient de prendre la présidence du Conseil européen des urbanistes (CEU). En Europe, des organisations professionnelles se sont constituées à l’échelle nationale pour défendre le métier et les compétences de dizaines de milliers d’urbanistes. Outre-Manche, le Royal Town Planning Institute (RTPI) représente 23 000 urbanistes membres. Par ses actions de lobbying, de formation continue et de consolidation des labels professionnels, le RTPI est un interlocuteur incontournable des pouvoirs publics chargés de la définition et de la mise en œuvre des politiques de l’urbanisme.

La présidence française du CEU sera « humble ». Car, hélas, il n’en va pas de même en France où chaque urbaniste ne peut que constater – avec stupéfaction ou indifférence – la faiblesse structurelle du mouvement associatif des urbanistes français. Non pas que la profession d’urbaniste en France n’existe pas, mais parce qu’elle n’est tout simplement pas organisée. Nous avons pourtant des atouts. Depuis 30 ans, les 12 instituts d’urbanisme de l’enseignement supérieur ont formé plus de 20 000 urbanistes, aujourd’hui en activité professionnelle au sein des collectivités locales, de la consultance privée, des sociétés d’aménagement, des services de l’Etat ou des bailleurs sociaux et institutions de l’habitat. Mais seulement 600 urbanistes sont répertoriés par l’Office professionnel de qualification des urbanistes (OPQU) et à peine 350 urbanistes seraient aujourd’hui représentés au sein de la confédération du Conseil Français des Urbanistes (CFDU). Moins que l’association des urbanistes de Malte, dit-on !

Notre profession brille aujourd’hui par son absence dans les tours de table ministériels sur « l’urbanisme de projet ». Pire, elle est aujourd’hui ridiculisée quand l’urbaniste est contraint d’endosser le rôle du sous-traitant dans le cadre de consultations internationales (à la mode du Grand Paris).

Comment en est-on arrivé là ?

Absence de convention collective, inexistence de dispositif mutualisé de formation permanente, audience beaucoup trop faible de la qualification OPQU dont le processus actuel met à l’écart les directeurs des instituts d’urbanisme universitaires, valorisation faible de la recherche appliquée, déclassement des diplômés en urbanisme dans la fonction publique territoriale depuis la fermeture de la spécialité urbanisme du concours d’ingénieur territorial à ces mêmes universitaires… Autant de leviers qui n’ont pas été actionnés.Notre avenir dépend de nous … collectivement

Il nous faut rassembler les plus de 20.000 urbanistes français qui ne sont aujourd’hui pas représentés.Si nous portons l’ambition d’organiser la profession d’urbaniste en France, nous devons, à l’instar d’autres professions (médecin, avocat, architecte, ingénieur), nous appuyer sur nos organes de formation. En à peine deux années d’existence, le Collectif National des Jeunes Urbanistes (CNJU) nous a montré la voie à suivre. Créé au cours de l’été 2009 et constitué en association en février 2010, il fédère aujourd’hui plus de 1200 urbanistes et 18 associations affiliées à des instituts d’urbanisme et formations supérieures en urbanisme (Master). Sa stratégie est la bonne car elle s’inscrit dans une logique fédérative et pragmatique : il faut s’appuyer sur le pilier de la formation, car la formation est le premier maillon et le plus robuste de la chaîne de l’insertion professionnelle.

Le temps est donc venu de proposer une véritable alternative, celle d’une association d’urbanistes de masse, fédérative, qui sache rassembler jeunes et seniors, salariés du privé et du public, tenants de tous les champs d’exercices professionnels. Et qui se fasse d’emblée sur la base d’une adhésion individuelle.

Nous ne serons pas toujours d’accord, nous pourrons avoir des intérêts un peu différents, mais nous devons être capables de porter la voix des urbanistes en phase avec notre époque.

Nous le serons en adhérant et en agissant ensemble.

NOS 8 CONVICTIONS POUR ORGANISER LA PROFESSION D’URBANISTE EN FRANCE

1ère conviction :
Créer une association de personnes physiques prêtes à défendre et à promouvoir la profession d’urbaniste, regroupant les urbanistes de tous modes d’exercice.

2ème conviction :
Faire reconnaître la profession d’urbaniste comme une profession à part entière en lui donnant un cadre réglementaire adapté.

3ème conviction :
Consacrer les 12 Instituts d’urbanisme de l’enseignement supérieur existants comme de véritables réseaux professionnels d’urbanistes habilités à délivrer des Licences professionnelles d’urbanisme, des Masters d’urbanisme et des Doctorats d’urbanisme.

4ème conviction :
Transformer le dispositif de qualification OPQU existant en une qualification partagée par les Instituts d’urbanisme et la profession (sur le mode des professions d’avocats ou d’experts comptables), donnant droit au titre d’urbaniste.

5ème conviction :
Développer un dispositif de formation continue propre à la profession d’urbaniste, en lien avec les Instituts d’urbanisme de l’enseignement supérieur.

6ème conviction :
Obtenir la reconnaissance de la profession d’urbaniste comme activité principale dans le cadre de la nomenclature INSEE des activités professionnelles.

7ème conviction :
Mettre en place une convention collective commune aux organismes privés et parapublics ayant l’urbanisme comme activité principale.

8ème conviction :
Faire reconnaître par voie législative la possibilité pour les urbanistes formés dans les Instituts d’urbanisme universitaires de candidater à nouveau à la spécialité « urbanisme, aménagement et paysages » du concours d’ingénieur de la fonction publique territoriale.

Concerter la concertation

Ou comment finir ces études…

Depuis jeudi soir, en fait : je suis urbaniste ! La dernière étape de ma formation initiale (c’est son nom, sisi) de 6 ans, donc, et mon entrée dans la vie professionnelle (déjà bien entamée avec un an d’apprentissage). Merci aux Robins des Villes, au passage, de m’accepter pour poursuivre l’aventure avec eux.

Dernière étape, donc, une soutenance pour mon PFE (Projet de Fin d’Etudes) de quelques dizaines de pages. Etant donné la conclusion de cette soutenance (j’ai eu mon diplôme et tout…), je me dis que je n’ai pas écrit un truc trop inutile, donc si ça vous intéresse, vous pouvez le retrouver ici : monoco.fr/pfe2011. Les grandes remarques étaient l’absence d’illustrations (schémas, photos), et le fait de ne pas être assez loin dans certains questionnements… Peut-être une nouvelle version de ce document bientôt, qui palliera à ces remarques !

Enfin, en tout cas, voilà une bonne nouvelle, mais si ça fait un peu bizarre de finir tout ça.

Donc je vais avoir un peu plus de temps à partir de maintenant pour faire plein de choses. Normalement. En tout cas, j’ai déjà pas mal de projets !

Concerter la concertation

Le résumé de ce mémoire ci-dessous (ne prenez pas peur avec le début du résumé un peu barbare, ça se lit très bien il parait) :

Malgré la multiplication d’initiatives, depuis les années 70, de démarches de participation des habitants, ce n’est qu’en de très rares occasions que cette démarche fait l’objet de discussions en prise directe avec les premiers intéressés: les habitants.
Cette étude de la co-élaboration d’une grille de lecture de la participation habitante dans les projets CUCS pour la communauté d’agglomération du Pays viennois montre que questionner la place des habitants dans la définition des démarches de participation apporte des éléments de pertinence et de contextualisation bienvenus, tout en permettant un partage de connaissances lors du dialogue instauré à cette occasion. Pourquoi ne pas réfléchir plus largement à la participation des habitants dans les processus de redéfinition des outils de l’action publique ? A travers l’établissement d’un dialogue, selon certaines conditions, une telle démarche permet de construire un outil plus proche des préoccupations des acteurs concernés.

La méthodologie expérimentale de la démarche, menée « à l’aveugle », ainsi que sa thématique originale, importent ici plus que le résultat, en envisageant une autre manière de faire participer, pour mieux prendre du recul sur les pratiques actuelles.
Loin d’essayer d’apporter une méthodologie définitive de la participation des habitants, ce mémoire propose une autre démarche qui est de mettre en place les éléments d’une auto-construction permanente et partagée avec les différents acteurs du territoire.

Ce mémoire est sous licence Creative Commons, dont les conditions sont précisées dans le document pdf, à l’exception des annexes qui restent la propriété de Robins des Villes et Vienn’Agglo. Je remercie cependant ces derniers de m’autoriser à les joindre à ce mémoire pour sa diffusion.

Journées du Patrimoine – Lyon 2008

Un petit essai d’article posté « on the go » depuis la rue grâce à mon tout nouveau jouet.
Aujourd’hui donc, deuxième jour des journées du patrimoine 2008. Après avoir visiter hier le Fort Saint-Jean, comme l’année dernière (actuellement École Nationale du… Trésor Public !), et (vite fait) un luthier, ce dimanche, c’est l’Opéra de Lyon que j’honore de ma présence (oui, la modestie m’ennuie).
Trop court, trop bref, nous n’avons visité que la grande salle et l’amphithéâtre.
Mais c’est beau. Et pour le prouver, quelques photos.


Donc là, c’est le luthier, et ci-dessous, l’opéra :

 

edit de l’article une fois revenu sur mon ordi : bon ouais, c’est vrai que l’appareil photo de l’iPhone est pas transcendant :p