Détails lyonnais

Hop, une petite photographie d’un coin assez planqué dans (le vieux) Lyon. Celui qui retrouve où c’est gagne mon respect. Eternel. Si.

DADVSI et HADOPI ne suffisaient pas, voici le petit frère, LOPPSI (2) !

Qui a dit qu’une dictature n’était plus possible en France ?

Malheureusement, moi. Mais au vu des événements, et des lois qui passent en force, et même des lois tout court, on peut se poser la question. Voire même craindre la réponse.

Un article du Monde.fr présente la nouvelle loi Loppsi 2ème du nom, après celle de 2002.

Je vous résume l’idée : sans aucun contrôle, les flics pourront installer des mouchards directement via le réseau, qui pourront enregistrer et transmettre sans l’accord de l’utilisateur les données affichées ou saisies sur l’ordinateur. Un bon vieux cheval de Troie, mais légal.

De plus (parce que non, ce serait trop simple, là, trop peu de dérives sont possibles…), un fichier nommé « Périclès » va être créé, regroupant, toujours sous couvert de lutte contre la cybercriminalité (il faut bien trouver du miel lubrifiant pour faire passer le truc). Et ce fichier, tenez-vous bien, regroupe toutes les informations personnelles d’un citoyen : géolocalisation grâce à internet, cartes grises, factures, activités internet, etc. Si si.

C’est écrit (reproduit ci-dessous), avec plein d’autres trucs tout aussi réjouissants.

Un site (plutôt pas content de la loi…) regroupe toute l’actualité autour de cette loi : http://www.loppsi.fr/

Donc concrètement, même si on peut arguer que les solutions techniques sont —peut-être— loin d’être prêtes, mieux vaut débrancher ses ordinateurs du réseau, et sortir de la matrice. Revenez au bon vieux courrier postal. Ou regardez des solutions payantes de proxy qui permettent de naviguer assez anonymement, ou encore des systèmes comme Tor (que je ne connais pas mais qui parait prometteur).

Peut-être que ce sera la loi qui sonnera la mort du web, né d’un idéal de liberté pour tous. Encore une fois, tous les citoyens payent pour certaines dérives. Ou plutôt, encore une fois, le gouvernement utilise certaines dérives pour mieux justifier un arsenal répressif de plus en plus contraignant et dangereux pour les libertés individuelles.

Qui parlait de dictature ?

Je me suis pris une tôle

Oui, bon, c’est une image, bien sûr… Depuis le temps que je voulais la mettre, celle-là ! C’est maintenant chose faite.

Petites retouches techniques…

Voilà, juste pour noter au passage une petite modification sur le site : au lieu des archaïques liens « page précédente » / « page suivante », vous avez désormais droit à une magnifique numérotation des pages, pour faciliter la navigation dans l’historique du site.

J’espère que vous apprécierez, n’hésitez pas à faire un retour (couleurs, lisibilité, …) en commentaire sur cet article !

Et peut-être que ça vous motivera un peu à aller voir un peu ce que j’ai écrit avant  !?!