La « Nuit Blanche » de l’Université

[edit du 16 avril] Un petit bilan ? [/edit]

Une initiative pour le moins originale et innovante prend place à l’Université Lumière Lyon 2, … dans la nuit du 8 au 9 avril.

Un collectif de personnels de l’Université a monté une série de conférences qui s’enchaîneront durant toute la nuit dans les prestigieux locaux(si, si, au moins le Grand Amphithéâtre) du Campus des Berges du Rhône de Lyon 2.


Cet événement a pour but de montrer la détermination et la justesse de la lutte pour la préservation d’une Université publique et équitable, mise en danger par les réformes successives et les tailles régulières dans les budgets de l’Education Nationale. A travers des conférences abordant pléthore de sujets d’actualités, comme le sort des réfugiés, « essai de bling-blinguistique », fonctionnement du mot « d’accord » dans le champ conversationnel contemporain, etc. toujours accompagné d’un débat et présenté par un universitaire de Lyon ou d’ailleurs, cette nuit de conférence promet d’être particulièrement passionante. J’en appelle aux plus courageux d’entre vous ! J’espère pouvoir m’y rendre, mais j’en doute, étant donné que je suis en stage, et donc je travaille le lendemain… En plus, le petit dej’ est offert !

Pour plus d’informations sur cet événement, rendez-vous sur le site de l’Université. Vous pouvez télécharger directement le programme en cliquant ici (pdf).

Je ne peux que me réjouir de telles initiatives qui, outre témoigner d’une vivacité d’esprit de la part du monde universitaire (dont certains semblent douter…), permet de montrer la détermination du mouvement des enseignants-chercheurs notamment et du monde de l’éducation en général (si vous n’avez pas entendu parler de ce mouvement, c’est que vous n’existez pas. Parlez-en à votre psy !).
Extrait de la note d’intention :

De nombreuses personnes de l’Université Lumière Lyon 2, réunies en collectif, souhaitent manifester ce mouvement à l’intérieur de l’institution, avec l’accord de son Président.  « La Nuit blanche de l’Université » voudrait marquer un temps fort de la mobilisation, en symbolisant l’endurance et la ténacité d’une résistance indispensable, face à l’obscurantisme des réformes en cours, des logiques qui les sous-tendent, du mépris et de la méconnaissance affichés aux plus hauts rangs de l’État. Des fonctionnaires de l’État entendent ainsi faire part de leur volonté à soutenir des actes de veille, de vigilance, de discernement, et à poursuivre leur travail malgré des conditions de plus en plus précaires. Les activités qui risqueraient de ne plus voir le jour si les réformes s’appliquaient, si leur fondement idéologique s’instaurait, en viennent pour l’heure à chercher un recours dans la nuit.

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