Enfin ! Journès démissionne !
Ca y est ! Enfin ! Il jette l’éponge… Journès tourne la page… Espérons que ça débloque la situation… Bye bye Journès !
L’article de LibéLyon qui relate l’affaire, retranscrit tel quel :
Libé Lyon 21/06/08 10:30 Olivier Bertrand A la une Société
UNIVERSITE – Il a fait cela si discrètement que personne n’a encore relevé. Au lendemain des cérémonie d’auto-célébrations de l’université lyonnaise, ravie des bons points distribués jeudi par Valérie Pécresse, ministre de l’Education nationale, le président de Lyon II a annoncé vendredi soir sa démission. Mis en minorité trois fois en deux mois par son conseil d’administration, Claude Journès a promet l’élection d’un nouveau président, le 11 juillet. Et annonce que lui-même ne se représentera pas. Avec neuf mois de retard, il paie notamment sa gestion très contestée des évènements de l’automne dernier, après le vote de la loi LRU…Au premier vote suivant le mouvement, le 8 avril, Claude Journès s’était retrouvé en minorité. Sa liste n’avait en effet recueilli qu’un tiers des suffrages lors du renouvellement du conseil d’administration (CA). Le président devait ensuite faire élire cinq personnalités extérieures qui doivent compléter le CA de trente personnes. Sa liste a été repoussée une première fois, le 16 mai. Il l’a alors remaniée, mais elle a encore été refusée deux fois. TOut simplement parce que le problème ne résidait pas dans la composition de cette liste, mais dans le maintien de Journès à la tête de Lyon II.
Le président s’est entêté, a promis qu’il présenterait cependant une quatrième fois cette liste, en juillet. Mais il y a renoncé renoncé vendredi, au lendemain de la visite ministérielle – sans préciser si la décision lui avait été soufflée, ou imposée. Vendredi, un CA devait expédier les affaires courantes. Claude Journès n’a pipé mot de sa décision. Mais il a ensuite envoyé un communiqué au monde universitaire. Sa décision était cachée dans le dernier paragraphe : « Il n’est plus possible de rester dans la crise institutionnelle actuelle. C’est la raison pour laquelle, après consultation des services ministériels et rectoraux, j’ai décidé de convoquer le Conseil d’administration pour l’élection d’un nouveau président. Je ne serai pas candidat à ma succession et je renoncerai à mes fonctions, dès que le nouveau président sera élu. Ainsi la crise sera résolue et le vide institutionnel évité. »
Le prochain président doit être élu le 11 juillet. Les postulants ont jusqu’au 27 juin pour faire acte de candidature.
E.L.
Et le communiqué en question, reçu ce matin dans la boîte mail de l’université :
Notre Université doit chaque jour relever de nouveaux défis :
stratégie de nos équipes de recherche à l’heure de la réforme du CNRS,
positionnement dans le plan campus pour le site Charles Mérieux,
inscriptions conditionnées en partie cette année par la procédure
d’admission post-bac…Mais pour faire face à ces défis l’Université doit aussi disposer
d’institutions en ordre de marche et d’outils adéquats. Tel n’est pas
le cas actuellement puisque le Conseil d’administration reste
incomplet, il manque cinq membres sur trente. Conformément à la loi,
j’ai proposé aux élus du Conseil d’administration d’adopter une liste
de personnalités extérieures permettant de compléter ce Conseil. Cette
liste qui avait fait l’objet d’une large concertation n’a pas été
adoptée le 16 mai. La liste a alors été amendée pour tenir compte de
différentes aspirations formulées par les membres du Conseil. La
nouvelle liste de personnalités présentée aux Conseils du 23 mai et du
6 juin n’a pas été adoptée alors qu’elle n’a pas été critiquée sur le
fond. Ma démarche continue de concertation assortie de différentes
propositions d’élargissement de l’équipe présidentielle et de création
de commissions n’a donc pas suffi à débloquer la situation.Ceux qui ont refusé d’approuver la liste des personnalités extérieures
ont réclamé ma démission sans pour autant indiquer à la communauté qui
me remplacerait, avec quelle équipe et sur quel programme. Je trouve
inacceptable et irresponsable le vide institutionnel qui en
résulterait. Il mettrait inéluctablement notre Université sous la
tutelle du ministère.Pour autant il n’est plus possible de rester dans la crise
institutionnelle actuelle.C’est la raison pour laquelle, après consultation des services
ministériels et rectoraux, j’ai décidé de convoquer le Conseil
d’administration pour l’élection d’un nouveau président. Je ne serai
pas candidat à ma succession et je renoncerai à mes fonctions, dès que
le nouveau président sera élu. Ainsi la crise sera résolue et le vide
institutionnel évité.L’élection interviendra le vendredi 11 juillet 2008. Les candidatures
devront être déposées, conformément à nos statuts, au plus tard le 27
juin.
(…)Claude JOURNÈS
Président de l’Université
Lumière Lyon 2


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