La météo poète, ou comment rater sa chute
Pourquoi donc, si la vie est un livre, suis-je condamné à ne savoir que tourner les pages?
Pourquoi suis-je condamné à feuilleter rapidement, m’arrêter un instant seulement pour un moment prenant…
Un instant, surprenant, sur le Pont de l’Université -ce cher pont- après un bref orage, où la lune se dévoile, doux et fin croissant de lumière, dans un azur d’un bleu profond et encore lumineux.
Il n’est que 20h, nous sortons d’une conférence, nous nous dirigeons vers notre lieu de pitance. Bien entendu, je n’ai pas d’appareil photo sur moi. Pourquoi en aurais-je? Rien ne me laissait prévoir qu’aujourd’hui spécialement, la perfection m’apparaîtrait.
Oui, mesdames et messieurs, la perfection. Un paysage surréaliste, magnifique, envoûtant, le genre de paysage qui force à se dire : pourquoi la vie passe si vite ? D’où mon introduction.
Au-delà de l’instant poétique, et parce que bon, faut pas déconner, heureusement que ce putain d’orage a éclaté, sinon il aurait continué à faire horriblement chaud, ce qui m’a fait passer une journée passablement nerveuse.
Non mais. En plus, j’ai même pas de photo du Rhône bleu. C’est vrai que ça change du vert habituel !