Black Sheep, un film drôlement gore…
Black Sheep, un film drôlement gore !
Bon, d’accord, avec un titre pareil, j’avais peu de chance d’échapper à l’irrémédiable envie d’aller le voir.
Étant tombé sur le site officiel du film, par hasard, l’été dernier, j’attendais avec impatience qu’il débarque en France.
Et ça y est, il débarque. Bon, maintenant que je publie cet article, ça commence à faire un bail…
Et en plus, cerise sur le gâteau, dans mon cinéma fétiche, j’ai nommé le bien-aimé Comœdia. En VOST, comme il se doit. Yaouh !
Retrouvez une critique un peu plus détaillée, et surtout la critique qui a été publiée dans la bonne vieille Gazette Mankpad’ere, en exclusivité (ou presque), que j’ai écrite, moi, en cliquant là :
Des paysages somptueux de Nouvelle-Zélande ouvrent donc ce film (dont j’ai raté les première secondes… foutus velo’v…). Mais tous ces beaux prés verdoyants ne vont pas tarder à devenir teintés, voire gorgés d’hémoglobine.
Je ne suis habituellement pas un grand fan de films d’horreurs ou de films gore ; mais là, c’est différent.
Parce que c’est drôle. Vraiment très drôle. Et à déconseiller aux « ovinophobes », tel le héros du film, frère du méchant qui fait des expérimentations génétiques sur ses bestiaux.
Les premières séquences nous mettent très vite dans l’esprit du film en apportant la dose nécessaire de glauque, gore et de surprise, le tout teinté très subtilement d’un petit éclat de rire en filigrane.
Et l’ambiance du film est donnée.
Des personnages aux situations, en passant par les dialogues, tout est fait pour donner l’impression d’une bobine d’humour dans un projecteur de sérieux. Bon, la comparaison vaut ce qu’elle vaut, mais il est vrai qu’il est tout à fait impressionnant de voir à quel point le film semble tout à fait sérieux, mais se révèle en réalité intrinsèquement drôle.
C’est peut-être sa faiblesse, d’ailleurs : il est difficile de concevoir que le film est délibérément drôle, et si on le regarde dans cette optique, il est clair qu’il passe pour une daube. Mais c’est un film culte en puissance !
Pour ceux que ça intéresse, voici l’article que j’ai écrit pour la Gazette #10 de mankpadere.
Chronique cinématographique rapide (parce que bon, c’est pas Les Cahiers du Cinéma non plus…)
Jonathan King, néo-zélandais qui nous livre ici son premier long-métrage, a bel et bien décidé de nous en mettre plein la tête. Ou de nous la vider, au choix.
Cœurs sensibles ou ovinophobes, s’abstenir.
Prenez le plus gros éleveur de moutons du territoire (en termes de moutons, bien sûr), son frère traumatisé de retour au domaine sur les conseils de sa thérapeute, une grand-mère foldingue et des militants écologistes activistes. Saupoudrez le tout de manipulations génétiques et d’effets spéciaux tout à fait adaptés ; arrosez généreusement de tripes, bidons de sang, os broyés et autres parties de corps humains déchiquetés ; assaisonnez d’une délicate et subtile touche d’humour et d’acteurs géniaux, et ça donne un film culte en puissance.
1h30 de pur bonheur, en tout cas de réjouissances hémoglobiniques et de moutons au comportement… étrange.
Si vous vous sentez capable de supporter du gore bien trash, que vous êtes capable de faire preuve d’humour (prendre un film au second degré minimum, par exemple…), que vous n’êtes pas psycho-rigides (« mouarf, c’est pas possible… ») et que vous aimez les happy-end (oui, quand même…) : vous pouvez aller le voir les yeux fermés. Enfin, jusqu’au moment où la séance commence. Bien sûr.
Vous ne verrez plus jamais les moutons comme avant.
Bertrand, alias… BlackSheep (comment ça, j’étais prédestiné à aimer ce film ?)



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